LE GOUV
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Santé

Feuille de route du ministère de la Santé

 

 

Refonder l’hôpital public ? Nous mettons cette affirmation à l’interrogatif car nous pensons que la question devrait être « refonder notre système de santé » avec un hôpital du XXIe siècle ouvert sur la ville, associant proximité et qualité.

En effet si la crise sanitaire liée à la maladie COVID-19 a mis en lumière à la fois le rôle essentiel de l’hôpital public, elle a aussi montré l’état de délabrement de notre système de santé qui n’a pu assurer le minimum vital que grâce à la mobilisation des personnels qui ont été obligés de pallier le manque cruel de moyens par une capacité d’adaptation collective reposant sur l’inventivité et la débrouille, laissant de côté une administration sanitaire tétanisée et incapable d’organiser une réaction appropriée.

 

REFONDER NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ

 

Un élément essentiel à souligner est que nous sommes partis en « guerre » pour reprendre la terminologie présidentielle avec un « armement » insuffisant tant en quantité qu’en qualité. Un seul chiffre montre à lui seul la raison d’une situation qui a frôlé la catastrophe dans les régions les plus touchées, à savoir le Grand-Est et l’Île-de-France : de restructurations en fermetures de lits, la France ne disposait début mars que de cinq mille lits de réanimation, soit un taux d’équipement rapporté à la population de moitié inférieur à ce qui existe en Allemagne. Il a donc été nécessaire d’ouvrir en catastrophe plusieurs milliers de lits en utilisant toutes les ressources nécessaires, notamment les moyens des salles de réveil et des blocs opératoires, pour finalement atteindre péniblement 10 000 lits, dans des conditions de sécurité qui n’étaient pas toujours optimales pour les patients. Quand nous ferons les comptes, la comparaison avec l’Allemagne en termes de mortalité en réanimation risque d’être redoutable.

Nous venons d’évoquer « l’armement » mais en ce qui concerne les « munitions », la situation a été encore plus catastrophique, tant pour l’hôpital que pour les EHPAD et la médecine de ville. La mise en place d’ateliers de couture dans les plus grands CHU de France et les tutoriels proposés aux soignants pour se fabriquer des tenues de protection avec des sacs-poubelle, montrent bien les dégâts provoqués par la casse de l’industrie en France mais également les méfaits du fonctionnement à flux tendu et du stock zéro, imposés aux hôpitaux dans la logique du fonctionnement calqué sur celui du modèle de l’entreprise de la mondialisation libérale.

Mais le problème ne se limite pas à l’hôpital. La diminution catastrophique du nombre de médecins généralistes en ville, par ailleurs mal répartis sur le territoire avec un mode d’exercice de moins en moins adapté aux besoins d’une population vieillissante et atteinte de polypathologies, n’a pas permis une réponse organisée et coordonnée au début de l’épidémie, en faisant reposer l’ensemble de la réponse sur les SAMU-centre 15 qui ont été vite débordés.

Ce constat montre bien que nous sommes confrontés à un problème d’organisation et de moyens. N’en déplaisent aux ministres de la Santé qui se sont succédé et qui n’avaient à la bouche que la problématique d’organisation en opposant l’hôpital et la ville, les deux problématiques sont inséparables.

 

Sommaire

 

A – ORGANISATION DU SYSTÈME DE SANTÉ

  1- Accès aux soins sur tout le territoire

  2- Démocratie et pouvoir décisionnel au sein du système de santé  

  3- Réponse aux crises sanitaires

  4- La médecine à l’ère du numérique : état des lieux et évaluation des besoins à venir

  5- Écologie et santé

  6- Exigence d’un financement à hauteur des besoins

 

B – FINANCEMENT DU SYSTÈME DE SANTÉ

 

C – CONSULTATIONS CITOYENNES

 

 

Retrouvez la feuille de route complète du ministère de la Santé dans le document ci-dessus.

 

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