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ACTUALITÉ Affaires étrangères

Communiqué de Morad El Hattab sur l’affaire George Floyd et ses conséquences

 

Sur la mort de George Floyd le 25 mai 2020 des suites d’une intervention policière, la diplomatie française doit avant tout raison garder, face aux luttes d’influence se déroulant actuellement aux États-Unis.

Avant toute chose, il convient de reconnaître que la mort d’un homme est toujours un drame. De reconnaître aussi l’indignation légitime suscitée par l’intervention policière malheureuse ayant conduit à la mort de George Floyd à Minneapolis.

Les images jusqu’à présent divulguées attestent de l’évidente anormalité de cette intervention, dans ses procédés comme dans ses conséquences létales.

L’hypothèse la plus vraisemblable est celle d’un réel abus commis par le policier incriminé, dans l’exercice de la force publique. Une thèse plausible au vu des antécédents allégués dudit policier, mais qu’il incombera exclusivement aux institutions américaines d’évaluer.

Cependant, notre diplomatie doit conjuguer à la fois l’humanisme mais également le sens de l’État. Au-delà de l’émotion immédiate, notre devoir est avant tout de raison garder, et commande de prendre en compte d’autres éléments que les médias principaux occultent jusqu’à présent.

Il convient tout d’abord de prendre en compte la pratique opérationnelle du maintien de l’ordre, et l’inévitable difficulté d’appréhender un individu robuste, au casier judiciaire bien fourni, qui plus est consommateur de drogues.

Mais au-delà de l’hypothèse manichéenne résumant la situation à un problème de racisme systémique au sein de la police américaine, une autre hypothèse doit être évaluée : au minimum, une opportunité politique saisie par le Parti démocrate, sous forme d’une agitation propagandaire capitalisant sur la mort tragique d’un homme1.

Au-delà de cette hypothèse, les images de cette mort furent tellement révoltantes qu’elles en deviennent suspectes dans le contexte politique actuel aux États-Unis2.

Car le contexte aux États-Unis a son importance : celui d’une lutte implacable de l’Administration Trump et des forces de sécurité patriotiques américaines contre des menées subversives évidentes de la part de ce que l’on appelle l’État profond, étroitement liée au Parti démocrate. Cet État profond est un véritable sujet de notre temps et le président Emmanuel Macron lui-même a employé cette expression, bien que dans un sens détourné3.

L’élément préalable, c’est qu’un terreau particulièrement favorable aux manipulations politiques avait été artificiellement créé à l’époque Obama, spécialement au Minnesota. Des phénomènes d’agitation propagandaire évidents avaient déjà été constatés dans des États proches (notamment en Illinois4), tandis que l’affaire de Charlottesville en 2017 avait constitué un niveau supérieur dans l’orchestration de troubles artificiels susceptibles d’être récupérés politiquement5.

Car la véritable raison de fond était déjà la même il y a trois ans : l’érosion massive du vote noir en faveur du Parti démocrate, suite à la prise de conscience de la communauté afro-américaine de son instrumentalisation depuis des années par ce parti, avec de nombreux scandales de corruption (Baltimore notamment) dans un contexte de pauvreté endémique6.

Au contraire, les mesures économiques prises par l’administration Trump avaient abouti, avant la crise du Coronavirus puis cette affaire George Floyd, à une amélioration massive de la situation des afro-américains justifiant leur basculement partiel en faveur de Trump.

La réalité aux États-Unis, c’est qu’avec la présidence Trump a eu lieu une amélioration sans précédent de la situation économique de la communauté noire aux États-Unis, ce qui compromet mécaniquement toute chance pour le Parti démocrate de lui ravir la présidence en 2020.

C’est ce contexte lourdement défavorable au Parti démocrate qui rend particulièrement vraisemblable, au minimum, l’exploitation scandaleuse d’une émotion populaire à des fins politiques à l’occasion de cette nouvelle affaire George Floyd.

Subtilement encouragées voire financées en sous-main, les émeutes prennent des proportions anormales aux États-Unis mais ceci contamine également la France, remettant fondamentalement en cause le caractère officiellement « pacifique » des manifestations. La mort d’un policier noir américain à la retraite abattu par des manifestants noirs illustre combien le réel problème n’est pas celui du racisme.

Face à cette situation dangereuse, il nous incombe de rappeler le bon sens juridique que le célèbre shérif noir américain David Clarke avait proclamé il y a déjà quatre ans : « les vies bleues comptent », c’est-à-dire les vies des policiers7. Force doit rester à la loi, face à un danger réel de propagation d’une anarchie subversive d’un genre nouveau, qui se propage depuis les États-Unis et qui n’a que très peu de choses à voir avec la mort de George Floyd.

« À qui profite le crime ? » doit être notre première question, et notre réponse ne doit pas tomber dans le piège d’une agitation artificielle qui ne fera qu’aller croissant.

Nous avons toutes les raisons de croire que la médiatisation extraordinaire de cette affaire et l’encouragement aux troubles qui a été déjà été largement dénoncé par la société civile aux États-Unis, y compris par les noirs américains, remplit en outre une fonction de contre-feu médiatique.

Toute cette affaire masque en effet un effort d’assainissement sans précédent de la vie politique américaine entreprise par l’administration Trump : un assainissement ciblant d’une part les liaisons dangereuses qui ont été entretenues depuis des années avec le terrorisme international ; d’autre part, les réseaux de trafic humain (incluant la pédocriminalité) qui avaient acquis une puissance révoltante avant la victoire de Donald Trump en 2016, et dont l’affaire Epstein ou le scandale occulté du Pizzagate n’ont été que la partie émergée.

Le droit international commande en premier lieu, de poser un regard juste sur les problèmes internes d’États souverains, et d’encourager les meilleures initiatives sans jamais tomber dans un manichéisme qui n’a pas sa place en droit international.

En second lieu, il s’agit surtout de ne pas donner raison à une agitation artificiellement promue, qui masque en fait bien d’autres enjeux qui menacent aussi la France.

Par ces motifs, nous considérons qu’il est du devoir de chacun d’acquérir une vision plus juste de la réalité des luttes d’influence interne aux États-Unis. Pour choquante qu’ait pu être l’affaire George Floyd, rien ne nous permet de penser qu’elle ne sera pas traitée avec la diligence juridique requise, et les fautifs poursuivis en justice.

Nous exhortons donc les États-Unis à agir en ce sens, sans pour autant que cette affaire ne vienne remette en cause leur effort historique d’assainissement de leur situation politique intérieure.

 

Pour Le Gouv,

Morad El Hattab, ministre des Affaires étrangères.

 

 

1 « #GeorgeFloyd : L’Agit’Prop’ artificielle contre la République Américaine » (Steve Pieczenik, 2 juin 2020) https://www.youtube.com/watch?v=O93UdwxnWOQ

Traduction VF sur le blog CVR : http://chroniquesdelavieillerepublique.blogspot.com/2020/06/georgefloyd-lagitprop-artificielle.html

2 « WWG1WGa vs BLM » (Alexis Cossette-Trudel, Radio Québec, 7 juin 2020)

https://www.youtube.com/watch?v=kJRnP8QVZIc

3 « Existe-t-il un “État profond”, formule employée par Emmanuel Macron lors du G7 ? » (Marianne, 28/08/2019)

https://www.marianne.net/debattons/entretiens/existe-t-il-un-etat-profond-formule-employee-par-emmanuel-macron-lors-du-g7

Sur l’État profond aux États-Unis, voir : L’État Profond, Peter Dale Scott, éd. Demi-Lune, 2016.

4 « L’Agit’prop dans le cloaque politique de Chicago, l’instrumentalisation des minorités contre Trump, et le rôle des Bush en sous-main…» (S. Pieczenik, 12-3-2016, traduction VF :

http://chroniquesdelavieillerepublique.blogspot.com/2016/03/lagitprop-dans-le-cloaque-politique-de.html

5 « Collusion et Agit’Prop à Charlottesville… » (D. Steve Pieczenik, 16-8-17, traduction CVR, 17-8-2017)

http://chroniquesdelavieillerepublique.blogspot.com/2017/08/entrevue-infowars-collusion-et-agitprop.html

« La Confrontation de Charlottesville n’est qu’une mise en scène ! » (Dr. Steve R. Pieczenik, traduction CVR, 8-14-2017)

http://chroniquesdelavieillerepublique.blogspot.com/2017/08/la-confrontation-de-charlottesville.html

« Les faits : double provocation scénarisée à Charlottesville » (CVR, 17-8-2017)

http://chroniquesdelavieillerepublique.blogspot.com/2017/08/les-faits-double-provocation-scenarisee.html

6 « New Black Panther Leader Quanell X: Trump Is Right About Democrats Exploiting Black Votes » (Breitbart, 26-8-16, images de Fox 26 Houston, 23-8-16)

https://www.breitbart.com/politics/2016/08/28/new-black-panther-leader-quanell-x-trump-right-democrats-exploiting-black-votes/

https://www.youtube.com/watch?v=5Rh6inAwU5M

Sondage Gallup : « party affiliation » (octobre 2016 – janvier 2017), https://news.gallup.com/poll/15370/party-affiliation.aspx

7 Discours prononcé à la Convention Nationale du parti Républicain (18 juillet 2016). https://www.youtube.com/watch?v=rDt0KtOkVpA

 

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